32, 24, 18. Non, il ne s’agit pas du code d’un vestiaire ni de la grille d’un loto, mais de chiffres qui pourraient bien transformer votre jeu sur le court, ou vous condamner à ronger votre grip de frustration. Car la tension du cordage, ce paramètre souvent relégué au second plan, influence chaque frappe, chaque point, chaque sensation.
La tension du cordage : un facteur clé pour la performance sur le court
Pas de hasard : la tension du cordage agit comme un véritable levier sur votre style de jeu. Entre puissance, contrôle et prise d’effet, tout se joue dans ce réglage subtil. Plus la tension grimpe, plus le tamis restitue une balle rapide, précise, qui file sans fioritures. L’erreur se paie cash, mais la trajectoire obéit au doigt et à l’œil. À l’inverse, une tension plus basse laisse la balle s’attarder sur le cordage, offrant un surcroît de puissance et une tolérance bienvenue lors des frappes imparfaites.
Ce compromis entre contrôle et puissance, voilà le vrai défi du tennis moderne. La tension cordage raquette s’ajuste aussi en fonction du matériau choisi : un monofilament plus sec réclame une autre tension qu’un multifilament souple, sans parler des inconditionnels du boyau naturel. Chaque cordage impose ses codes, ses sensations et ses exigences.
Voici ce que chaque option vous réserve :
- Tension haute : précision, contrôle, trajectoires qui restent sur la ligne.
- Tension basse : puissance accrue, confort supérieur, marge d’erreur élargie.
Ce n’est pas un détail : pour des échanges réguliers, la tension puissance confort devient un allié pour la confiance. Les pros le savent : ils n’hésitent pas à jouer sur la tension selon la météo, la surface ou la sensation du jour, histoire de retrouver ce fameux équilibre entre précision chirurgicale et relâchement efficace.
Pourquoi la tension influence-t-elle votre jeu ?
La moindre variation de tension cordage contrôle modifie le comportement de la balle et le ressenti à l’impact. Avec une tension plus basse, le bras absorbe davantage, le geste gagne en fluidité, la balle gicle avec plus d’aisance. Ceux qui cherchent du relâchement, ou qui n’aiment pas sentir chaque vibration, y trouvent leur compte.
À l’opposé, une tension élevée raccourcit le temps de contact balle-cordage. La frappe devient plus nerveuse, la zone de tolérance se réduit, la précision grimpe. Ce choix séduit les joueurs qui misent sur la prise d’effet et la finesse de trajectoire, quitte à rendre chaque geste un peu plus exigeant.
Paramètres à surveiller
Plusieurs éléments pèsent dans la balance. Les voici, pour affiner vos réglages :
- Jauge : un cordage épais supporte mieux la tension, mais transmet moins de sensations fines.
- Plan de cordage : un tamis serré (18×20) favorise le contrôle, un plan plus ouvert (16×19) aide à imprimer du lift.
- Durée de vie du cordage : une tension élevée use plus vite le cordage, la mécanique ne pardonne pas.
Rien n’est figé : météo, fréquence de jeu, humidité ou température peuvent bouleverser vos repères. Tester, ajuster, rester à l’écoute du matériel, c’est la routine de celles et ceux qui veulent progresser sans se trahir.
Adapter la tension à son niveau et à son style : conseils pratiques
La question de comment choisir la tension du cordage se pose à tous, du joueur débutant à l’habitué du circuit. Chacun a sa recette : les profils en cours de progression privilégient souvent une tension plus basse, pour profiter d’un geste plus relâché et d’une zone de frappe élargie. Les compétiteurs, eux, misent sur une tension supérieure pour un contrôle maximal, quitte à restreindre leur marge d’erreur.
Pour mieux s’y retrouver, voici quelques repères concrets :
- Pour le joueur loisir : entre 22 et 24 kg, un réglage qui ménage le plaisir et limite les tensions dans le bras.
- Pour le joueur de compétition : entre 24 et 26 kg, en choisissant le type de cordage adapté à son jeu : monofilament pour la prise d’effet, multifilament pour la souplesse.
Le plan de cordage de la raquette pèse aussi dans la décision. Un plan ouvert (16×19) amplifie l’effet, mais exige de surveiller la tension pour ne pas perdre le fil du contrôle. Un plan dense (18×20) autorise une tension plus basse sans risquer la dispersion. Ajustez selon les sensations, la météo, le type de balle. Modifier sa tension devient vite un réflexe pour qui veut garder la main sur son jeu. Saison après saison, match après match, la tension du cordage selon le style se travaille, se peaufine, s’adapte.
Expérimenter différentes tensions pour trouver l’équilibre qui vous convient
Il n’existe pas de meilleure tension pour la raquette de tennis universelle. Les joueurs curieux multiplient les essais, modifient la tension du cordage de quelques kilos, et observent. Un simple ajustement, parfois, bouleverse la trajectoire, la sensation, la confiance. Sur terre battue, certains baissent la tension pour mieux exploiter la puissance et la tolérance. Sur dur, d’autres préfèrent resserrer le contrôle, quitte à perdre un peu de souplesse.
Cette recherche d’équilibre se vit comme un réglage de précision. Ajuster la tension, c’est accorder le bras, la raquette et la balle. Adrian Mannarino, spécialiste du toucher à la française, adapte constamment, selon la forme ou les conditions de jeu. Rien n’est jamais définitif. Les pros arrivent parfois sur le court avec plusieurs raquettes, chacune tendue différemment pour répondre à la météo ou à l’état des balles.
Pour affiner vos sensations, testez ces méthodes :
- Essayez plusieurs tensions sur une même raquette de tennis, lors d’entraînements rapprochés.
- Notez ce que vous ressentez : confort, prise d’effet, puissance, contrôle de la profondeur.
- Observez la réaction du cordage de tennis avec des balles neuves et usées : l’usure du cordage influe sur le ressenti.
La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Balles, météo, surfaces : tout évolue, tout invite à remettre son réglage sur le métier. Cherchez, ressentez, ajustez : parfois, c’est une simple tension de plus ou de moins qui révèle enfin le jeu qui sommeille dans votre bras.

